10 juin 08
My lazy unemployed days
Il y a parfois quelques avantages à être dans les petits souliers de son employeur. Comme celui d'avoir des infos en louzedé ou de bénéficer d'un peu de ménagement face à la tempête.
Certes, les évènements passés ont prouvé que mon boss savait jouer sur plusieurs tableaux en même temps et excellait dans l'art de distiller les infos quand bon lui semble, à qui bon lui semble, sous la forme que bon lui semble.
Et pourtant, au détour d'une conversation (où dans le fond j'appelais pour prévenir que je vais prendre les congés restants de l'an dernier sous un délai imminent), il m'a donné l'info que j'attendais, celle qui libère : la date de fin de fonctions.
L'acharnement n'y aura rien fait. Cette boite était impossible à redresser, pas organisée comme elle l'était, pas affaiblie par le poids des rancoeurs, des incompétences et des fainéantises additionnées à l'échelle de son staff. Pas dans un marché aussi dur et avec si peu d'investissements. Bref, c'était une cause perdue et ce sera une cause probablement facile à entériner lors de la prochaine audience, le 27 juin prochain. Un nouveau dépôt de bilan qui cette fois n'aura pas de suite.
A cette date ou dans les jours qui suivront, je recevrai un avis de licenciement en bonne et due forme ainsi que le bas de laine qui va avec. Histoire de passer un été plutôt calme, à préparer la suite.
Là tout de suite, je me dis encore heureux que j'aie demandé les attestations de travail avant, afin que ceci n'apparaisse pas dans mon dossier pour le Québec. Même si je les attends encore au courrier...
Et puis ensuite, je me dis ENFIN !
Ca fait du bien de se dire que cette histoire laborieuse va finalement se conclure. Et que je serai libérée en partant les mains propres, avec le soutien de mon patron qui espère encore pouvoir me faire revenir dès qu'il se sera relevé de terre. Je le lui souhaite, pour de vrai, même si je n'y crois que moyennement.
Et puis ensuite, viendra la suite. Ca sent les revirements, encore...
02 avr. 08
Ma vie pro, mon fiasco
Alors je ne sais pas si je traîne une poisse phénoménale en termes de job ou si quelque part j'aurai fait quelque chose pour mériter les emmerdes, mais toujours est-il que depuis que j'ai mis un timide premier pied sur le marché, j'ai vraiment enchaîné les galères.
Pour commencer, une agence très chouette pleine de gens très chouettes sauf un : pas de bol, mon dircli. Qui en l'espace de 2 mois a commencé à manigancer contre moi jusqu'à ce qu'un jour le boss me dise au détour d'un couloir : "de toutes façons ou c'est lui ou c'est toi. ce qui revient à choisir entre le paraître vis-à-vis du client ou la compétence pour servir le client. Dur..." 15 jours plus tard il était viré et s'en sont suivi plusieurs mois jouissifs de surcharge de travail vraiment hyper intéressant. Ça ne pouvait pas durer...
Puis je me fais débaucher par une autre agence et alors que ma période d'essai n'était pas encore achevée, un remaniement interne me fait monter en grade. S'en suit une année d'éclate aux côtés de gens super qui m'en ont appris bien plus qu'ils ne croient sûrement. Ça ne pouvait pas durer...
La boite était fragile, elle s'est enfoncée, tout le monde a été viré. Au début le chômage c'était comme des vacances rallongées. J'ai voyagé, je me suis reposée, j'ai pris mon temps. Et puis ça a duré. Alors il y a eu des freelance, manière de mettre du beurre dans les épinards dans les caisses des impôts et de passer le temps. Et puis il y a eu la promesse d'embauche pour un super poste exactement comme le précédent, en agence, à Lyon, avec perspectives de développement d'une antenne à Genève. Ça ne pouvait pas durer...
Alors que je m'installais à Lyon, l'agence m'appelle pour m'informer que lors d'un récent appel d'offre, ils ont perdu leur plus gros client et ne peuvent donc pas légalement licencier les 3 personnes à temps plein sur ce budget tout en embauchant par ailleurs. C'est vrai, mais bordel pourquoi moi !! Peu de temps après, ces crétins des Assedic m'envoient un recommandé comme quoi mes droits expirent dans 10 jours. Tout ça parce qu'un abruti avait zappé un de mes certificats de travail et mal calculé mes droits....Soit je demandais une procédure de réexamen qui pouvait durer des mois, soit je prenais le 1er job qui passait. Ce que je fis à contrecoeur, et ce fut l'entrée dans le monde fantastique des cadres en cravate. Lors de mon recrutement (7 entretiens stériles pour un poste d'assistante de com, ça aurait du m'affoler), mes futurs n+2, 3 et 4 m'ont tout de suite parlé du remplacement de ma future n+1, dans son dos évidemment. Elle l'a appris et s'est méfiée de moi d'entrée de jeu. Puis je me suis fait chier comme un rat mort dans ce job sous qualifié et mal payé, du coup j'ai redécouvert les bars de ma ville. Chouette... :S
Au bout d'un an se présente une porte de sortie, je file. Et ce fut la découverte des joies du boulot de responsable market dans une micro PME sans moyens. 3 mois après mes débuts, ce furent les feux de joie dans les rues (souvenez-vous, la vague incendiaire, les couvre-feux, la vogue fermée sur le boulevard de la croix-rousse...). Là où le marché a pris -10 points, ma boite a pris -30. Alors il a fallu se faire racheter. Alors j'ai commencé à chercher ailleurs, à monter d'autres projets, à voir comment me tirer une bonne fois pour un an à vadrouiller parce que c'est pour ça que je bosse, pas pour le plaisir ni pour la gloire.
Puis vinrent les investisseurs qui voulaient miser sur moi. Alors de nouveau ce fut stimulant. Beaucoup de choses à faire et très variées, une partie du job à l'export, la formation CS3, la possibilité de donner corps à mes idées. Je dirais que sur 33 mois passés ici, ce furent les 14 meilleurs. Ça ne pouvait pas durer...
Après il y a eu le coup bas que vous savez et ce fut l'heure de plier bagages pour intégrer la maison-mère et reproduire le même gros boulot de développement sur deux autres marques, tout en continuant à gérer celle qui m'occupait depuis presque 3 ans. Et ce furent mes derniers billets, où on ne peut pas ne pas lire la division entre mon enthousiasme à venir prendre en main ce taf et bâtir une nouvelle vie ailleurs, et en même temps les doutes par rapport à la boite. La négo a été bien avancée, on s'est mis d'accord sur à peu près tout, je suis rentrée emballer mon appart, j'ai cherché des apparts, j'ai trouvé la maison blanche, la propriétaire m'a rappelée pour une seconde visite et pour signer le bail ce soir même. Ça ne pouvait pas durer...
J'étais bien obligée d'informer mon employeur que j'allais contracter un bail, donc qu'il faudrait établir tous mes papiers. En fin d'après-midi, il m'a donc demandé de venir le voir dans son bureau. J'y suis restée presque 2h, suffisamment pour ne pas pouvoir honorer mon RDV à la maison blanche (non pas celle-là, une autre). 2h où j'en ai entendu des pas croyables et où du coup j'ai vidé mon sac. 2h où il m'a témoigné une sympathie assez paternelle et la reconnaissance pour le travail fourni. Mais où il m'a aussi dit en clair qu'il ne signerait pas de contrat car le paquebot risquait de couler d'un jour à l'autre. Mais hein qu'est ce que quoi ???? Je savais que c'était tendu mais tout le monde est tendu partout...alors à ce point là !!
En clair tant que des solutions ne viennent pas (signer des contrats en attente, faire entrer des investisseurs ou je sais pas quoi), mieux vaut me laisser au chaud sous droit français. Pour que le moment venu, je puisse être correctement couverte.
En encore plus clair, je suis priée de tenir bon pendant encore 2 ou 3 semaines pour voir où on en est.
L'autre jour je parlais de prendre la course mais là c'est une course à 120 dans le brouillard (dixit le chief). Soit il s'en sort et tous mes efforts permettront de justifier de me garder en Belgique, et tout ira bien. Soit ça ne vient pas (et je penche pour cette hypothèse, sans vouloir être négative...) et il faudra que j'active mes recherches ailleurs en attendant de toucher ce que l'entreprise me devra à titre de licenciement.
Autant dire que j'ai fait mes cartons pour rien et que je ne suis vraiment sûre de rien du tout. Ça ne peut plus durer...
Dieu sait où ces cartons finiront par voyager, mais un jour Jibé me disait qu'on avait en commun d'attirer les boites candidates à la liquidation. Je crois qu'on ne peut pas être des cas isolés, mais bordel, quand est-ce que je vais trouver un taf stable ??
Si ça se trouve c'est un signe du ciel, pour me dire que la stabilité c'est pas pour moi. Ou pour me dire de reprendre mes projets de création d'entreprise où ils étaient...qui sait ? A force de cumuler des expériences différentes je vais finir par ne plus savoir comment positionner mon CV alors autant que je me démerde seule à exploiter mes acquis dans le fond ??
Une porte se ferme, j'espère être capable d'en ouvrir une autre rapidement. Parce que vraiment, ça ne peut plus durer...
27 févr. 08
La vie au couvent...
Je suis en train de réaliser que la dernière fois que j'ai été durablement enfermée, c'était à l'internat. Autant dire que ça date...
Voila, j'ai passé un 1er cap, je suis en 2ème semaine de captivité, et étonnamment la bête ne cherche pas à sortir de sa cage. Elle a des bonnes croquettes pour la calmer et trop de choses à faire dans sa cage pour arriver à voir les barreaux.
Depuis lundi soir dernier, et exception faite de ce WE, je vis donc dans l'antre du FBI, rebaptisé le couvent par Thibaut l'ami d'ici. Très judicieux de sa part (non sans blague). Et j'ai un planning journalier d'une incroyable régularité, sans commune mesure avec l'agenda type freelance que j'entretenais depuis novembre dernier.
Debout 7h, je me prépare tranquillou en braillant sur de la pauvre musique pour ados boutonneux.
8h, je sors de la guesthouse (bâtiment A) pour traverser une cour et aller prendre les commandes de Butozor (mon ordinateur, lui aussi rebaptisé depuis qu'il enquille des maquettes à toute berzingue en quasi mode autodrive), bâtiment B. Un café plus loin, bahm il est 13h, je viens de faire 5h non stop et je n'ai rien calculé.
13h, l'heure de l'exception culturelle. Le belge mange peu à midi, la notion d'entre midi et deux ne veut rien dire ici. On s'enfile 3 tartines et une soupe lyophilisée en moins de 30 minutes. Moi je fais ça, je tombe d'inanition 2h plus tard. Donc tandis que certains étalent consciencieusement 10 grammes de fromage sur 3cm² de pain de mie, je m'enfile pénarde 250gr de pastas bien chargées en pistou ou en carbonara, le tout nappé d'une couverture de parmesan (pour pas que les pâtes elles prennent froid avant que je les mange, si si...), suivi d'un petit yaourt aux fruits (il faut du sucre pour le cerveau c'est la maîtresse qui l'avait dit). Je défends mon pré carré de franchouillardise, m'en fous s'ils hallucinent sur les quantités orgiaques que j'ingurgite à chaque repas. A quoi reconnaît-on une personne en bonne santé ? A son coup de fourchette, non de non !!
13h30/14h, la pause perso : faire le tour de mes mails et de mon netvibes en grosse diagonale.
14h/19h : et c'est reparti pour 5h de prod. Je comptais sur la distance pour qu'on m'oublie un peu mais quedalle. Mon numéro perso a circulé ainsi que ma ligne directe ici. Au moins j'ai une nouvelle sonnerie, c'est déjà ça de pris...(non parce que celle en France, ouhla doucement avec mon palpitant là). Donc entre coups de fil et coups de Skype, ça produit. Et pis bin....ça produit quoi...
19/20h : je remonte dans la guesthouse et m'écroule lamentablement sur mon lit une personne (ça aussi ça date de l'internat, depuis j'ai toujours eu la liberté de dormir soit par terre, soit en travers dans un grand lit).
20h : passage aux fourneaux pour la ration du soir.
20h30 : j'avale sans peine ma plâtrée nocturne devant la retransmission sur TV5 Monde du JT de la 2. Et me gondole à mort sur madaaaaame Bruni Sarkozy tendue comme un string lors de sa 1ère sortie au Tchad. Il est vache aussi l'autre, elle était censée faire des politesses à la reine mère à Londres, pour introduction à son rôle de plante verte classe présidentielle...
21h30 : perchée dans ma chambrée, je n'admire pas le paysage (une usine), j'oublie que je suis cloîtrée dans une zone industrielle du Brabant Wallon (rien que cet enfilement de mots ça donne la nausée à n'importe qui de normalement constitué), j'écoute de la musique de presque dodo en matant des annonces d'appart et en récoltant de l'info sur des sites d'expat. Et j'attends le jour J de la négo, qui devrait a priori se faire cette semaine.
23h grand maximum : batteries à plat, le sommeil me kidnappe et ne me libèrera que le lendemain à 7h. Et je me dis que je voudrais fonctionner à l'énergie solaire pour tenir en dormant 4h par nuit mais que vu l'ensoleillement dans le Nord, en même temps hein...voila encore un raisonnement de sudiste...
Samedi matin à la première heure, JE ME CASSE DE LA !! Direction La Rochelle, pinaize quand je vais voir l'océan ce sera tellement grand et ouvert que ça risque bien de me filer le tournis...
13 août 07
Quand ce qui devait arriver arriva...
A savoir une grosse chute du motivomètre.
Fallait pas me laisser toute seule aussi. Je fais rien que des bêtises, des bêtises...quand le boss n'est pas là.
Ils ont autorisé une semaine de fermeture totale tout en sachant que je ne suis pas en vacances. C'est une épreuve de force : bosser seule à la maison sans la menace d'une surveillance patronale ni d'une deadline à respecter, c'est au dessus de mes capacités. Apparemment.
Je me souviens d'un soir, il y a quelques années, où mon ami Olivier, accessoirement astrologicologue, m'avait dépeint mon portrait astro sous l'angle professionnel. M'expliquant que mon défi serait de trouver un équilibre entre mon besoin vital d'indépendance et ma difficulté à travailler sans une équipe. Je n'aurais jamais pu être freelance, il avait raison. Rien que quelques jours chez moi à bosser et c'est le bout du monde.
Pour un lundi sous-productif je me défends bien jusque là. Réveil en fin de matinée telle la fleur fraîchement éclose, glandage sur Internet jusqu'à ce que mon estomac me rappelle quelle heure il était, puis opération passeport et sauvetage de mon frigo. Il est 16h30, je n'ai rien foutu et le pire c'est que j'ai envie de regarder la télé. Moi, regarder la télé. Je n'ai aucune espèce d'idée de ce qui peut passer à la télé à des heures pareilles. Ce sera l'intense découverte du jour. Oh misère...
Parenthèse à propos du passeport.
En dehors de l'agacement tenant à devoir sortir 60€ de mes fouilles et du fait que tout contact avec une administration est une occasion de sortir de mes gonds, il a fallu une fois de plus que ce soit du n'importe quoi :
- Ma quittance de loyer comporte une erreur informatique récurrente sur le code postal. Deuxième essai, munie d'une facture EDF. Facture sur laquelle une des lettres de mon prénom saute, la faute à l'accent sur la dite lettre. La madame au guichet a faillit refuser de prendre mon dossier pour un accent aigu, d'emblée j'avais envie de la mordre.
- La madame, toujours elle, ne voulait pas croire que j'avais encore perdu un passeport (mais qu'est-ce que ça peut lui foutre ??)
- Impossibilité matérielle de remplir, sur la déclaration de perte, le numéro du passeport. Elle en profite pour me rappeler que la prudence aurait voulu que je fasse des photocopies. Réponse dans ma tête "Prudence est une vieille fille riche et laide courtisée par l'impuissance" (William Blake). Consciente que l'agressivité ne mène à rien, je me tais.
- Il y a eu dilemne sur la case "couleur des yeux" que j'avais renseignée par "marron". Elle me dévisage, je m'interroge...elle me dévisage mode zoom, je m'étonne...elle me demande si je suis sûre de la couleur de mes yeux, je réponds que génétiquement il est impossible que je sois daltonienne.
Elle ne comprend pas, surtout Marie ne pas renchérir.
Tatillon, elle insiste : vos yeux sont verts. Non cruchonne, si tu veux tout savoir mes yeux sont marron barbouillés de vert, de gris et de jaune. Ok ? Tu veux que je mette ça comme couleur ?? Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.............je lui aurais bien fait avaler son dinosaure de minitel.
Et pour ne pas faire comme d'habitude (non non...) j'aurai mon St Graal environ 10 jours avant le départ. Donc il leur faut un mois, ces bras cassés. Encore heureux qu'il ne faille pas de visa pour Toronto. Tssssss....
Demain, nouveau supplice à la préfecture cette fois, pour un permis international. Il serait temps que je m'affole là aussi. Si c'est comme la dernière fois que j'ai mis les pieds dans cet antre de la fainéantise, le pétage de plombs est assuré. To be followed...
08 août 07
I'm a poor lonesome worker
Ouh lala je vais défaillir.
Depuis lundi matin je suis sur la mauvaise pente, je file un vilain coton, je m'approche du côté obscur de la force. Car depuis lundi matin nous sommes deux pauvres âmes esseulées au bureau, deux esclavés du travail perdus dans tous ces mètres carrés inhabités. Enfin surtout deux ânes condamnés à bosser pendant que tout le monde glande et qui pour compte de se motiver pour bosser, s'inter-stimulent dans le laisser-aller.
On dirait deux merdeux qui auraient été collés le WE au bahut et qui attendraient que les pions tournent le dos pour commencer leurs conneries. Factuellement, depuis lundi après-midi nous sommes hors surveillance et, bah tiens, dès hier mardi les plages de travail (notons le choix judicieux du terme pas du tout connoté estival) ont commencé à se réduire drastiquement. J'arrive plus tard, il part plus tôt. Plus le temps de blablabla sur Skype avec le Canada (comme presque tous les jours, cela étant), ça ramène à, je dirais, 5h de travail effectif. Et déjà ça me fait mal au bulbe.
Aussi mon co-puni, DAF de son état, maître des caisses de la boutique, se transforme jour après jour. Adieu chemise, pantalon à pinces et tout le tralala, bonjour treillis pourri, t-shirt qu'il peut aussi bien avoir piqué à son fils et baskets tâchées de peinture. Puisque c'est comme ça, je ne fais pas mieux. Et me voila aujourd'hui parée de mes Salomon multiraid, du pantalon voyageur (celui à plus de 10 mille bornes sans compter les trajets en avion) et d'un pôôôôv t-shirt gagné dans un club de plongée. En somme, c'est un concours de garde robe post adolescente et à ce jeu là j'ai l'arme fatale : m'est avis que demain je remporte la partie, avec mon t-shirt "sauvez un lundi matin, mangez un patron" (La Fraise)...
Entre autres surcharges sur ma work list, je cherche une solution de rééquipement pour chez moi : un écran plus large mais compatibilité avec Wii (toujours cette histoire de péritel mais connectique PC là...Bouh l'informatique et la plomberie...bien le genre de truc saoulant que je devrais tenter de refiler à un mec...). Et croyez-moi benchmarker les sites de vente de matériel informatique et jeux, c'est un job à temps plein.
Au milieu de tout ça et en dépit de mon dynamisme cérébral digne d'un Flanby, j'ai 3 catalogues et un site web à sortir, une rotation d'affichage sur 6 mois à organiser, un trimestre d'animations réseau, un gros objectif Canada à caler durant mon voyage là-bas, une grosse fatigue de creux de l'été, l'envie de partir avec mon gentil camarade DMC-TZ2 voler des images à droite à gauche (en commençant par ma propre ville ce serait déjà pas mal), une aptitude exceptionnelle à mouler devant la télé et à pulvériser mon ordinateur au Mahjong, une alimentation de nerd (sauf que sans alcool la fête est plus folle), et là tout de suite juste envie de faire la sieste en updatant ma connaissance encyclopédique des Feux de l'Amour.
Et quand je pense que la semaine prochaine j'ai même pas le droit de venir au bureau pour bosser pour cause de fermeture totale de chez complète, ça me déprime à l'avance...
16 juil. 07
Travailler c'est trop dur...
Oh oui vraiment mais quelle corvée que de devoir aller passer une semaine avec une collègue à la cool quand celle-ci présente l'énoooooorme tare d'habiter à la Rochelle...
Le genre de truc à vous dégoûter du terrain et vous donner l'envie de monter la tente dans votre bureau poussiéreux, loin de la mer, loin de tout du reste ;-)
Alors donc silence radio la semaine dernière, pour cause de tournée dans l'Ouest.
Arrivée à la Rochelle mardi dernier après des heures et des heures de double dose de TGV en compagnie de vacanciers juilletistes. Autant dire que les trains étaient bondés et que tous les voyageurs avaient le sourire. Parce que forcément, quitter Montparnasse pour aller à la mer, c'est trop de bonheur.
Je retrouve ma potlègue (pote collègue) à la gare. L'après-midi touche à sa fin, le soleil commence à décliner, il fait chaud, ça sent graaaaave les vacances. Avec la météo pourrave des derniers jours, les vacanciers ne vont pas trop sur les plages. Du coup La Rochelle est hyper animée. Sans compter les Francofolies qui ont lieu en ce moment. A peine arrivée, voila que ma collègue m'emmène en voiture faire un tour dans la Rochelle. Au bout de 30 secondes, je commence à voir des bateaux. Des jolis petits et moyens gros bateaux blancs qui renvoient la lumière. Le port est plein de piétons et d'échoppes. Les terrasses des bars sont noires de monde et les rues piétonnes (restaurants, commerces...) tout autant.
Trop bonnard. En plus une journée qui se conclue sur une bonne paella, moi je ne peux pas dire non !
Le lendemain, journée grise dans la campagne, mais la belle campagne. La douceur de l'ouest, des gens aimables et souriants qui ont tous meilleure mine (je trouve) que chez moi. Destination Rochefort, Surgères et compagnie. Des zigzags entre les bleds, des routes de cambrousse profonde, et le soleil qui faisait des tentatives de percée à travers les nuages.
Après cette première journée option rats des champs, le sort a voulu que ma collègue ait prévu de visiter sa clientèle cotière. Journée rat des plages donc. Non vraiment c'est trop moche...me voila contrainte de la suivre, telle la touriste japonaise auto-transportée, vers la mer. Ah la mer...
Ca a commencé par l'ile d'Oleron, tot le matin. Le marché, les gens qui sortent la tête de l'oreiller, les vendeurs de ballons et autres raquettes de plage, des enfants partout super pressés d'aller à leur club Mickey faire du trampoline (histoire de bien faire passer leur petit déj).
Et puis l'ile d'Oléron ce sont les bancs d'huitres, les perches à moules (alors que ce soit clair, moi je suis montagnarde dans l'âme, tout ce vocabulaire de cultures cotières je n'y pane rien, donc j'ai oublié ce que j'ai entendu, clairement). Là il faisait encore un peu gris, mais l'après-midi ce fut une autre histoire.
Car nous avons mis le cap vers Royan. A St Georges de Didonne, ma potlègue en avait pour un moment avec une cliente chez qui elle avait décidé de charger la mule. Autrement dit j'allais tourner en rond. Et tourner en rond à exactement 150m du bord de plage, ce n'était pas imaginable. Alors j'ai pris une permission de sable.
Adieu le matériel de travail, adieu les chaussures, youpla me vla sur la plage. Au milieu des cours de voile et de planche, des papis mamis en séance de bronzette, des enfants encore tout palots venus faire des chateaux patés de sable. Sous un soleil de plomb, adouci d'une petite brise océane du genre j'en veux encore. Ce ne fut qu'une petite trempette de demi jambe, mais alors c'était bon...!!
Après ça, nous avons longé la cote pour remonter vers la Rochelle. Traversée de forêts qui m'ont rappelé des moments épiques dans les Landes, vue sur l'océan infini pendant des kilomètres...indicible sérénité du moment.
Et même que sur la route on a fait un stop au zoo de la Palmyre (plus beau zoo de la terre entière il paraitrait) où des flamands rose plutôt oranges mais fantastiques barbottent dans un bassin à la libre vue des passants. Moi j'aime les Pink Floyds, je les trouve assez mystiques.
Et pour bien finir, ma potlègue et son mari ayant des bonnes nouvelles à fêter, chacun y est allé de sa petite bouteille à l'attention des autres, mais sans prévenir les autres. Ou comment se retrouver avec du Monbazillac, du champagne et du rosé sur la même table (et les boire, c'est ça l'ennui). Ou comment terminer fin bourré à 5h30 du matin, alerté par le chant du coq sur le fait qu'il ne vous reste que 2h pour réoxygéner vos neurones avant d'enchainer sur la journée suivante...Argh !!
Autant dire qu'arriver à Paname dans cet état d'ébriété non soldée ne me fit pas le plus grand bien. Heureusement y avait Laura Chicana Mexicana qui passait par là, ce qui fut l'occasion de bavasser tranquilles en terrasse le temps de l'après-midi (bah quoi c'est pareil que je rentre à Lyon à 19h ou à 22, ça me regarde rho mais oh !)
Et c'est reparti pour une semaine à Villars les Dombes-ville mortifère. Glauque le retour, bien glauque...
27 juin 07
Une semaine dans l'antre du FBI...
Drôle de truc cette semaine.
Le pitch est classique : c'est l'histoire d'une boite qui a des antennes à droite à gauche (pour mieux vous entendre). Et qui fait venir du staff de la droite ou de la gauche vers le siège pour des semaines de boulot. Mais qui a tout compris à comment ne pas exploser le budget frais de fonctionnement, ou comment esclaver son personnel mobile à moindres frais. Très moindres frais même.
Oui parce que nous on a un système d'enfer pour faire bosser les gens. En dehors du fait qu'on leur colle la pression par à coups bien pesés, on fait tout pour les empêcher de faire autre chose que bosser. Ainsi, quand surgit des fagots un gros dossier pourrave, on choisit dans le tas une personne à qui imposer une surchauffe temporaire et on lui confie le busin. On l'enferme au siège avec de quoi tenir une semaine, on ne lui file pas de badge pour rentrer et sortir librement des bâtiments, on ne lui attribue pas un bureau identifié, on le fait cavaler de toutes parts puis on le relâche (avant la prochaine fois). Et bin ce coup-ci, c'était mon tour.
Là, dans une world company que j'aurais envie de qualifier de "classique", bien que les pratiques qui s'y tiennent n'aient rien de très propret, on vous collerait dans un avion vers votre destination où vous vous démerderiez à sauter dans un taxi avec votre valise pleine de costards pour une semaine + votre deuxième valise pleine de laptop et de dossiers. Vous arriveriez dans un hôtel bourré d'autres larbins cravatés, et après avoir arpenté de longs couloirs, poseriez votre bardas dans une chambre impersonnelle avec une grosse télé diffusant des chaînes en provenance de tous les méridiens. Allumeriez la télé, écouteriez CNN chinese edition en vous persuadant que vous y comprenez quelque chose, puis vous tomberiez dans un bain rempli de mousse qui ne sent même pas (ou qui pue, c'est la seule autre option) avant de commander un room service et de vous endormir dans de grands draps trop bien repassés.
Bah chez nous c'est pas comme ça. Pis moi les plans grands hôtels ça me gave, sauf quand je peux faire la touriste en tatanes au milieu de tous les gens étriqués. Donc chez nous, vous prenez le train 2ème classe, c'est un collègue qui vient vous chercher, on va dans un resto à burgers s'enfiler des grosses frites à la belge (plus larges, plus plates, plus salées : que dire sinon qu'elles sont meilleures ?), suite à quoi on reprend l'auto-croute vers Courcelles. Ah Courcelles...faut déjà savoir que ça existe. Petite commune tranquille à proximité de Charleroi, capitale intergalactique de la BD, s'il vous plaît. Courcelles où les entreprises poussent comme des champis. Mais je m'égare.
Donc une fois la panse pleine de frites, vous arrivez à l'usine. Au milieu de nulle part et de rien du tout, c't'usine. Là, vous tombez sur Hamidou et Charlotte, les gardiens les plus cool de l'univers. Et au lieu de vous emmerder dans un Sheraton je sais pas quoi, vous allez dormir dans la guest house de votre boite. Ouep msieurs dames, une guest house.
C'est pas bien compliqué, une partie d'un des étages est aménagée full Ikea avec quelques chambres (salles de bains attenantes hého moi je prends pas ma douche avé les collègues hein), une cuisine, une laverie et un salon (télé incluse) rien que pour les visiteurs. Le tout en zone wifi-isée. Vous voila parti pour le loft version pro : vous n'allez pas mettre un pied en dehors de là pendant toute la semaine. Argh !
Dès le premier matin, vous commencez par prendre votre petit déj enfermé dans les bâtiments (vous qui habituellement sirotez un café accoudé à la rambarde de votre balcon). Puis vous courez de bureau en bureau, de collègue en collègue : cette semaine c'est la foire à la Marie, tout le monde en aura, allons allons, on ne se bouscule pas ! Le midi, vous avalez à toute allure la pauvre barquette de dips trouvée au supermarché du coin (ma parole les belges ne mangent-ils que des dips et des moules frites ? Allé non...) avant de vous replonger dans Access et bouffer encore un peu de base de données. Le soir vous fignolez les fichiers de votre BDD car vous voyez sans arrêt des couacs et des bugs possibles. Et vous n'avez pas envie d'y passer d'autres semaines du genre, ça non ! Et puis le soir venu, vous vous rabattez dans votre chambrette, vous endormez à moitié sous une douche bien méritée, remangez selon le même régime. Trop fatigué pour supporter la vision de la télé, vous montez vous attabler au bureau de votre chambre afin de vous répandre sur vos malheurs à l'occasion d'un billet sur votre blog. Blog dont vous aviez limite oublié l'existence depuis votre immersion dans le bunker.
Aujourd'hui c'est mercredi, le jour des nominations dans le Loft. Il faut à tout prix que je sorte de là vendredi midi ou je pète les plombs. Heureusement il me reste le routard du Québec à portée de pieds, de quoi m'accrocher le sourire par les deux oreilles.
RDV la semaine prochaine...
PS : en vrai je trouve que ça le fait de bosser comme ça. Au moins on dépote et ici je n'ai pas cette impression insupportable de perdre mon temps...Tout est super confortable et on n'a rien d'autre en tête que ses objectifs. Juste que l'enfermement me tape sur les nerfs, donc next time je prends la Mariemobile et j'en profite pour aller traîner mes guêtres à Charleroi. Parait qu'il y a une statue gééééante de Bécassine sur une place, c'est pour moi ça !!
15 juin 07
Madame, vous auriez des ciseaux s'il vous plait ?
Vent de panique sur mon bureau jonché de benchmark publicitaire + roughs d'habillages produits + BAT à retourner. Aujourd'hui, mon voisin du bureau intermittent (un stagiaire) a été obligé de rompre le sceau de sa timidité pour me parler.
Jusque-là, je le trouvais réservé mais me disais Marie, n'oublie pas qu'un étudiant c'est avant tout un noctambule qui se met le cerveau carpette un soir sur deux, y compris en périodes de stages. Donc sa discrétion peut n'être en fin de compte qu'une feinte savante pour comater tranquille. Souviens-toi, tu en faisais autant à l'époque reculée où tu avais 1m de cheveux dans le dos et où tu passais des journées d'amphi à gribouiller n'importe quoi. Si si...Alors dans ce souvenir ému, j'avais jugé sage de lui fiche la paix.
Mais aujourd'hui, l'imprimante qu'on se partage faisant des siennes, il a eu besoin d'aide. Nous avons donc parlé. A en juger par l'afflux de sang sur son visage, je ne savais plus si ce dialogue l'avait trop brutalement tiré de son cosmos ou si en fait, je ne lui faisais pas carrément peur (?). Ce que j'ai préféré, c'est que peu après il a eu besoin de ciseaux. Il y en a dans mon pot à crayons, bien en évidence. En temps normal, n'importe lequel de mes collègues me les aurait taxés en douce ou m'aurait hélée par un "fais riper les ciseaux" sans concession (presque sous entendu, "morue"). Là, j'ai eu droit à "Madame, vous auriez des ciseaux s'il vous plaît ?"
Et bien je suis mystifiée. J'ai à peine atteint ma midlife, les 30 ans symboliques, et voila qu'on me sert du Madame à tout va. Pourtant quand je vois ma bobine dans le miroir, c'est bien toujours la même que la gamine pas sage de mes 5 ans. Quand je m'entends parler, je me dis jeune fille, tu n'es pas crédible (surtout quand je pourris des fournisseurs au téléphone). Quand je vois les maquettes qui sortent de ma tête pour le boulot, je m'interroge sur ce qui fait qu'on peut être qualifiable de timbré...sait-on jamais que je le sois un peu quand même (!?). Et quand je constate mon attrait pour ce que le genre humain peut servir de plus farfelu, j'ai tendance à mettre ça sur le compte de résidus persistants d'adolescence.
Alors ce Madame, tout poli tout lisse, ouah...ça m'a rappelé que même si, telles que les choses se présentent, je suis partie pour rester une attardée mentale toute ma vie, il n'empêche que mon enveloppe vieillit. Et que les gens ne perçoivent manifestement pas que dans ma tête, c'est la petite maison dans la prairie.
Sujet redondant chez moi : comment, et combien de temps peut-on berner ses interlocuteurs sur son âge mental ? Saurai-je longtemps poursuivre comme une petite mademoiselle qui ne voit pas le lendemain, tout en renvoyant l'image d'une madame bien comme il faut ? Comment les apparences peuvent-elles être aussi trompeuses...En tous cas pour l'heure, j'ai juste envie de dire : pourvu que ça dure ! ;-)
PS : ceux qui me connaissent peuvent attester que j'ai toujours cette face d'ahurie et ce sens du style ma foi assez...personnel. Ouaif....
23 mai 07
Villars ville plus que morte
Alors là, ça, c'est le pompon comme dirait l'autre ! Déjà je trouvais que Villars était un bled dortoir pourri au possible (et m'en plaignais à répétition dans des posts passés), mais apparemment je n'avais pas encore vu le pire du pire. La contamination des eaux publiques.
Alors je la fais en bref afin que tout le monde aie tout de suite envie de vomir : contamination bactérienne d'origine (sic) fécale. Toutes les merdes possibles et imaginables se développent dans les conduites des eaux du coin, encouragées pour ce faire par un pic de chaleur (30° sous la verrière) on ne peut plus à propos.
En clair, la ville dortoir devient ville morte. Plus le droit de boire l'eau du robinet car devenue impropre à la consommation, plus moyen d'acheter de l'eau minérale dans les supermarchés du coin car dévalisés, interdiction de laver les bébés à cette eau, recommandation pour les adultes de ne pas se laver à l'eau courante, interdiction de fabriquer du pain, et j'en oublie sûrement.
Nous, au labo, on fait tout chauffer tellement chaud (pour que les petites molécules qui font briller vos cheveux elles puissent se libérer de leur petite coquille et se mélanger et hop donner une formule ultra puissante) qu'aucun germe ni bactérie ne pourrait y résister. Mais quand on fabrique, on doit rincer le matériel, donc on est coincés, donc on ne fabrique pas. Ou comment les erreurs de contrôle d'une commune causent à une entreprise une grosse semaine de pertes d'exploitation. Et comme on n'est pas les seuls dans notre parc industriel, l'engrenage des assurances va probablement s'abattre sur la mairie...
Moi, à mon modeste petit niveau, là tout de suite j'ai une énorme envie d'un pain au chocolat. Et bin je peux même pas aller à la boulangerie du coin assouvir cet appétit. Pffff.....entre ça et les poulets pourris de l'intérieur (grippe aviaire), j'en ai VRAIMENT marre de Villars les Dombes qui puent...
14 mai 07
Incompatibilité cérébrale avec tout exercice apparentable à des mathématiques
Alors là, c'est le drame.
Enfin presque le drame. J'ai l'impression d'être en DS de maths par un matin d'automne pluvieux. Vu ce qui tombe du ciel ce matin, je n'en suis pas loin. Et pourquoi les maths dans tout ça ?
Parce que là je suis en pleine prise de chou sur un dossier de packaging. Il s'agit de briefer une agence pour une centaine de maquettes d'étiquettes pour produits vendus à l'export. A chaque fois l'export c'est le bordel, parce que les pays sont infoutus d'harmoniser leurs normes règlementaires. Là où ça se corse pour de la vraie, c'est sur les produits inflammables ou explosifs. Mesdames je vous le dis, vous ne savez pas quelle merde c'est de concevoir les habillages de vos laques, mousses et brillantines. Du reste que dis-je, les plus jeunes ignorent probablement jusqu'à l'existence de la brillantine...Le monde est ingrat. Mais que ça ne m'empêche pas de relater ce grand n'importe quoi :
Enoncé de l'exercice : Dans une surface de 156x128mm, vous caserez en caractères lisibles (chaque texte figurant en bilingue français/anglais),
votre logo
la dénomination de votre produit + sa cible
sur l'avant, un sigle super laid et gros comme ma main comme quoi c'est très explosif. Déjà ça enlaidit la charte graphique mais au cas où toi, consommateur neuneu, tu n'aurais pas encore compris, on ajoutera la mention du danger sous le sigle et une petite phrase te redisant que bouh lala c'est explosif hein...
sur l'arrière : un laïus vantant ce produit fooooooooooooormidable, un autre sigle pour le caractère inflammable avec encore une pelletée de mises en garde, d'autres sigles et mentions pour identifier qui vend ça, les ingrédients et enfin un code-barre si possible lisible à la machine, tant qu'à faire.
Vous vous démerderez pour faire en sorte que ces tonnes de blablablablabla restent lisibles et que le consommateur sache identifier le produit d'un seul coup d'oeil. Car pour mémoire, c'est votre job, de rendre les produits attractifs...
Je suis déjà blême...mais ce n'est pas fini ! En parcourant le cahier des recommandations du bureau de santé publique du Canada (le pays importateur), je tombe sur une formule barbare de calcul des dimensions des sigles comme des hauteurs de casse. Oh non pitié ne me dites-pas que je vais devoir calculer une équation !
Vous calculerez 4% de la superficie de l'aire d'affichage puis le diamètre d'un cercle dont la surface est égale à la superficie calculée à l'étape précédente, comme suit : DIAMETRE = Racine carrée de 1,27 x SURFACE. Et là ça devient grotesque : "Si le diamètre ainsi obtenu est inférieur à 6,4 mm, utiliser un cercle de 6,4 mm de diamètre à l’étape suivante. Si le diamètre est inférieur à 6,4 mm et la quantité nette déclarée est inférieure à 30 mL ou à 30 g, utiliser un cercle de 6,0 mm de diamètre. PUIS, Tracer un cercle du diamètre déterminé à l’étape précédente. Y dessiner le symbole de façon à ce que toutes ses « pointes » touchent au cercle. (À noter que la longueur d’un côté du triangle est égale à 0,83 fois le diamètre du cercle).
AU SECOURS ! Le sketch se poursuit avec le sigle "inflammable" : 3 visuels existent, selon la longueur de projection de flamme. Est-ce à dire que je suis censée tester moi-même la flamme du machin ? Non mais je rêve !!
Comprenez-moi : je suis née incapable de faire des maths. Je trouve ça chiant à mourir, répétitif et débilitant. Les profs de maths eux-mêmes sont rarement folichons. Alors j'étais une quiche finie en maths. Mais au bahut, il y avait toujours quelqu'un avec qui troquer des exos de maths et d'éco contre des exos d'anglais ou de français par exemple. Seulement ici, qui va me faire mes maths ? Hein ??? Oh.....chuis déprimée là...


















