14 août 08
Humour d'infographiste (fatigué)
Mouahaha, heureusement que je suis abonnée à plein de news du secteur : ça me donne le privilège de tomber sur des perles sans avoir à les chercher.
Ainsi, College Humor a pondu un minifilm qui fera bien rigoler n'importe quel infographiste...et les autres...euh je sais pas : the Fonts Conference.
C'est la panique dans le monde des fontes (les typos, les polices quoi !).
Durant une assemblée générale des fontes, les fontes d'ici et d'ailleurs se retrouvent afin de procéder à un vote populaire : la question est de voir si une typo (je n'ai pas reconnu) va se voir intronisée au rang des fontes (encore heureux que les ITC n'aient pas formé un parti, c'aurait été la minorité de blocage systématique). Chacun donne un peu son avis, dont Arial Narrow qui comme son nom l'indique, est vraiment étroit d'esprit. Le voila qui se plaint que déjà les Windings fassent partie de la communauté : normal, Arial Narrow est un boulet impraticable qui n'aime personne. Du reste Arial Black s'en plaint et rapidement ce sont French Script et Rage Italic qui interviennent. Times New Roman, arbitre universel du débat, consulte alors les anciens : Bookman Old Style et Baskerville Old Face (dont j'adore la réplique : "When I was just a 4 point, a font was a font."). Old English et Joker Man y vont encore de leur petite contribution lorsque soudainement, apparaît Futura, porteuse d'une terrible nouvelle.
Ransom (fonte totalement hystérique) a kidnappé Courier et sa fille, Curlz Empty. Ses revendications sont délirantes : être classé en premier dans Word, NotePad, PhotoShop et Final Draft Document (et je vous laisserai découvrir la réplique sur Microsoft Works, car fatalement vive la vie en Mac).
Mais seulement voila, c'est sans compter sur la bravoure de l'indomptable Comic Sans (rappelons qu'un comic est une BD de fantastique : le héros en est donc tout droit inspiré).
A vous de découvrir les autres personnages puis le dénouement heureux de cette crise qui aurait pu renverser la face du monde des fontes, bouleverser à jamais la société déjà un peu pas très harmonieuse des fontes, et à des galaxies de là, de l'autre coté de la grande plaque de cristaux liquides, causer un traumatisme profond chez tous les utilisateurs assidus de fontes.
Et blague à part, moi c'est vraiment comme ça que je les imaginais !!
14 juil. 08
A la recherche de ma présence d'esprit perdue...
L'autre jour, alors que je faisais encore une boulette comme j'en ai l'art et la manière, me revenaient en tête toutes ces conneries vraiment pathétiques que j'ai pu faire. Par manque de concentration, par distraction, par tête-en-l'air-isme, ou qui sait peut-être parce que je suis un peu molle du chou...
Dans l'ensemble, je pète les scores en dérapages administratifs. La paperasse, mon méchant point faible. Exemples :
- 10 jours avant un départ au Canada, AR sur Air Canada acheté, je réalise que j'ai perdu mon passeport. Vu le délai moyen d'établissement du petit livret (a fortiori en été), c'était mort de chez mort
- Le jour de l'envoi de mon dossier d'immigration au Québec, je relis les copies de mon dossier et m'aperçois que dès la 1ère page du 1er formulaire, j'ai oublié de remplir des cases. Bon, ça se rattrapera tout seul normalement, mais quand même, pas mal.
- Les assurances auto : où comment j'ai réussi à avoir deux assurances en même temps, sans le savoir.
- Même registre : où comment j'ai roulé pendant 6 mois sans l'attestation ni la vignette de l'année en cours. Les attestations de 2005 à 2007, je les avais, ça pas de problème. Allez vas, 35€ dans les fouilles de l'Etat : fallait pas tomber dans un contrôle routier...(remarque sans ça je n'aurais toujours pas changé ma vignette !)
- Les billets électroniques : que j'oublie la plupart du temps d'imprimer, rapport au fait que j'ai pas d'imprimante, rapport au fait que je suis contre la sur-utilisation du papier.
- Les impôts : où comment à Paris, je finissais chaque fois à la poste du Louvre juste avant minuit. Maintenant la déclaration électronique est censée m'alléger mais j'ai autant de facilités à laisser passer la date.
- L'entretien de la voiture : en général j'ai bien 6 mois de retard sur les révisions obligatoires.
- Les ordonnances : impossible de ne pas passer par des commerçants qui ne font pas le tiers payant sinon l'original de mon ordonnance de lunettes finit toujours à la Sécu. Donc autant dire que je suis remboursée de 4€ sur 600. Trop bien.
- La banque : tout placement qui ne marche pas par tacite reconduction est à bannir pour moi. Ayant brillé par mon silence, me voila avec un PEL bloqué depuis novembre dernier, et je percute tout juste...Comment je vais le débloquer, ça reste à voir. Dans le même genre, il y a fort à parier que j'aie un ou deux chéquiers qui traînent là bas depuis des mois...
Ah mais il y a eu ça aussi, chuis bête !
- Au départ de Belgique un matin, pour une longue route dans un char roulant au diesel, je dois faire le plein. Sur la pompe d'essence, une étiquette diesel. Mais sur le coffre au dessus de la pompe, c'était bien marqué "essence". Qu'à cela ne tienne, j'ai fait un demi-plein d'essence puis j'ai passé la journée à m'arrêter pour des refill au diesel histoire de ne pas pourrir cette voiture, de fonction, évidemment....
- Les classiques : arriver à un RDV pile à l'heure mais pas le bon jour. Presque trop facile.
- La perte d'appareil numérique la semaine de l'achat, achat bien sûr non assuré car ma visa Premier n'était pas encore établie. Bien joué...
- Les bonnes rencontres un soir mais où, évidemment, je me goure dans la saisie du numéro sur mon mobile. Le jour où je me décide à appeler, au mieux je tombe sur Josette la reine du repassage...
- Le jour où, après 8h de route de l'Algonquin à Sault Ste Marie, mon portable presque vide de batterie, dans une zone où le réseau ne passe presque pas...je réalise que j'ai l'adresse de destination mais pas le plan. Et qu'il fait nuit noire et que pas moyen de trouver un arrêt de bus avec un bout de plan pour m'orienter. Yeaaaah...
- Les fois où j'oublie mon portable là où j'ai passé le WE. Limite ordinaire, mais toujours aussi chiant...
- Les fois où je pars en RDV loin et où j'oublie mes dossiers dans un disque externe ou une clé USB, qui reste branchée sur le PC et peut y rester jusqu'à ce que je revienne. Faire réouvrir le bureau un dimanche rien que pour ça, c'est ma nature...
- La fois où lors d'un déménagement, j'ai oublié un vélo dans un local de l'immeuble où j'habitais. Après avoir rendu les clés, j'ai bien tenté d'y retourner mais c'était Fort Knox là bas. Les voisins paranos ne voulaient pas m'ouvrir. Et un vélo de moins, un !
- Les pompes (pour examens) planquées dans mes collants, qui glissent dès que tu te lèves. Heum...non mais là je vais rester assise hein...suis bien là...
- Le jour où j'avançais maladroitement à mon (futur) ancien patron que non non je n'avais pas l'intention de quitter l'agence...non non...Et où 3 semaines plus tard, dans mon nouveau job, j'apprenais que c'était lui qui m'avait recommandée à mon nouvel employeur, suite à quoi j'avais été débauchée. Oh bah tiens !
- La jour où j'ai garé la voiture de ma mère en vrac sur un parking privé JUSTE LE TEMPS de monter chez un pote chercher un truc et où, de retour à la voiture, je constatais qu'elle avait été emboutie par le voisin qui avait voulu sortir de sa place. Quel connard ma parole...
- Le jour où on se goure de prénom en parlant à son cheum et où on se dit oh mais zut, ça c'est le prénom de celui d'avant, tête de linotte...(très embarrassant, surtout quand ils se connaissent)
- La première fois où j'ai passé mon permis de conduire et où j'ai tout bonnement zappé un feu (un peu planqué dans un arbre faut dire, mais joli score quand même).
- Les très nombreuses fois où j'ai oublié les anniversaires de tout le monde : de mes parents à mes grands-parents, cousins, colocataires, amis...je n'ai pas un agenda dans le bide, sais pas faire, pardon...
Et encore là je n'ai même pas fouillé dans ma mémoire pas rangée, ce ne sont que quelques perles dans mon tableau. Bon j'arrête là, je me fais peine...
16 mai 08
Florilège de ma cahotique scolarité
Alors ça c'est bonnard. Pour une raison qui apparaîtra en bas de note, je viens de récupérer tous mes bulletins trimestriels, de la 6ème à la Terminale.
Il y a évidemment une forte teneur proustienne à retourner dans son école par une après-midi de mai, alors que ça sent la quille dans tous les couloirs. Longer cette grande allée hyper arborée, entendre les beum beum des ballons qui tapent le revêtement de la cour et le mur du bâtiment cernant cette cour. Capter des bribes de conversations entre élèves qui râlent contre des profs en les appelant vulgairement par leur nom de famille sans le moindre "monsieur" ou "madame" en guise de préfixe. Se souvenir qu'on a dit sommairement les mêmes choses, il y a de ça presque 15 ans. Qu'on était pareil, mis à part le look de l'époque qui n'a rien à voir avec les ados criards que j'ai pu croiser. Et puis, de platane en platane, voir les profs, deviner un sourire naissant aux commissures de leurs lèvres, comprendre qu'ils vous reconnaissent. Et pourtant, ne pas être foutu de replacer autrement que par "prof de bio, 4ème / prof de physique, 2nde". Parce que le temps a passé et qu'ils ne sont pas les seuls à avoir oublié des noms...
Parfois même, limite se planquer derrière un arbre de l'allée en croisant un prof dont on se souvient très bien comme on a pu le rendre chèvre et qu'on était le pire des cancres qu'il ait eu à gérer. Et qu'on se doute que lui non plus n'a pas oublié. Votre nom oui il l'aura zappé, mais vos notes, ça non !
Et puis aller dans le bureau du directeur, comme ça juste pour lui faire un coucou. S'asseoir face à lui sans avoir été convoqué pour mauvais comportement ou notes pitoyables. Répondre à ses questions sur comment ça va bien et où on en est dans la vie, lui parler de ses projets, et constater comment il se place : c'était et ce sera toujours votre professeur, il ne peut pas vous parler autrement qu'en pédagogue. Mais vous lisez dans ses yeux qu'il parle à un adulte, tout en essayant de lui donner des conseils bien sentis. Professeur parce que détenteur du savoir qu'il vous a transmis, professeur à jamais parce qu'il a l'expérience et qu'il est conditionné pour la partager.
Enfin, faire un saut au secrétariat et repartir avec une enveloppe en kraft. Rentrer chez soi, se vautrer dans le vieux fauteuil et explorer le dossier. Une trentaine de feuilles qui résument 7 ans de votre vie. Et à chaque ligne, poser les yeux sur ces mentions manuscrites et tout de suite, ressentir un souvenir. L'esprit vagabonde, le fantôme de l'ancien élève se ballade de classe en classe. Il se souvient au Pantone près de la couleur des peintures, de l'odeur du bois, du bordel dans son casier, du parfum de telle professeur, de la voix de tel autre, de toutes ces heures à croupir en classe en s'efforçant de manifester un semblant d'attention juste dans le but que surtout, surtout, le prof ne vous pose pas de question.
Et puis relire tout ceci avec des yeux d'adulte, et se dire que vraiment, on n'est qu'une sale petite glandeuse. Florilège, donc :
- "doit apprendre à réfléchir calmement" (sciences naturelles, 6ème. Quoi j'étais hystérique à 11 ans ??)
- "s'est enfin réconciliée avec la physique ! on n'espérait plus !" (idem. fausse joie, ça n'allait pas durer. Le trimestre suivant je battais mon record de tous les records : zéro de moyenne)
- "de grandes possibilités, des connaissances et des facilités d'expression. mais que de verbillage en classe !" (français, 4ème. Le prof martyr de toute une génération, et je ne veux pointer personne du doigt...à part peut-être un certain "Rossignol ! Vous serez collé !!"...)
- "très en dessous de ses possibilités. Élève passive" (maths, 3ème : le prof me faisait peur...Des années plus tard il m'a prise dans ses bras en s'excusant de m'avoir terrorisée bien que ce fut pour mon bien. Il avait beau faire désormais 15cm de moins que moi, j'en tremblais comme une feuille)
- "très insuffisant, manque d'énergie dans le travail" (bio, 3ème : tu m'étonnes je dormais littéralement en cours)
- "bons résultats. on rêve cependant de plus de régularité" (français, 2nde. Bah ouais, mes notes reflétaient directement l'intérêt que j'avais eu pour le livre à décortiquer. Et quand j'aime pô, j'aime pô)
- "il faut songer à redresser la barre" (maths, 2nde : Mme Pilven le Sevellec, la prof la plus drôle de tout le parcours. Longtemps après, un jour, elle fut ma voisine dans un TGV Paris/Lyon. J'étais à la fac de droit et je révisais pour un partiel de rattrapage qui tombait juste après. Voyant ce que je faisais, elle m'avait dit en souriant "laissez tomber, ces études là, c'est trop chiant pour vous. Vous ne serez jamais un rat de bibliothèque". Bien vu madame...)
- "trop bavarde...surveillez votre attitude..." (maître d'externat, 2nde. Tout est dans les points de suspension là)
- "beaucoup de finesse mais peu de travail personnel" (français, 1ère. Cette prof avait parié à ma mère que je ferais des études longues, genre une thèse en lettres. Bah voyons)
- "les résultats sont excellents mais vous pouvez améliorer la conduite en cours" (anglais, 1ère : bah quoi c'est bien elle, la prof qui voulait me dispenser tellement je m'emmerdais ! Elle me filait des mots croisés en anglais à faire pendant ses cours, c'était drôle !)
- "résultats faibles" (maths, 1ère. En effet, 6 de moyenne en section éco, c'est faible. Rien à dire)
- "sérieuse, fine et intuitive. avec de la rigueur, vous pouvez progresser" (Philo. Venant d'un alcoolique fini, je ne sais pas ce qu'il faut en penser. Un jour, il m'a dit que l'art de la paresse cachait un sens de l'organisation requérant une très grande intelligence. Il avait conclu sur "tu es d'une remarquable intelligence". Gleurps...)
- "excellent ! ma meilleure élève !" (Anglais, Terminale. L'anglais a toujours été ma bouée de secours anti-redoublements...)
- "bon travail intelligent et sérieux" (allemand, Terminale. Ou comment cette autre droguée aux médocs aurait du se poser la question de comment il se faisait que mes moyennes soient exactement parallèles à celles de ma voisine...Et réciproquement sur les notes de la dite voisine en anglais...)
Et malgré toutes ces critiques, ils donnaient encore les félicitations. N'imp...
Et un teaser sans révélation n'étant qu'un caillou dans l'eau, tout ça pour quoi donc ?
Pour la constitution, en cours, de mon dossier d'immigration au Québec.
Parce que quand y en a marre...
29 avr. 08
Cuisine nouvelle, au menu du jour :
Aujourd'hui, le chef vous propose son gratiné de tupperware aux pommes de terre belges
En conclusion, je suis une buse...
16 janv. 08
(Mortal) Kitchen Kombat
Puisqu'apparemment cette semaine c'est concours de bouffe avec messieurs dames Ice Kapom et DomTom, je me contenterai de dégainer la soupe courgettes/kiri. Histoire que dans l'histoire, soit rectifiée une idée reçue selon laquelle je ne mange que de la brique, et pour prouver que les plus nulles en cuisine peuvent faire avec leurs petites mains et le Kitchen Aid de service, de quoi ravir les papilles même les plus pénibles (je ne cite personne).
Ca commence avec 4 courgettes sans prétention, sans épluchage (faut pas déconner non plus, ca ferait un ustensile de plus à laver, je dis non). On les gratte vite fait, on coupe les extrêmités puis les détaille en grosses tranches avant de les cuire en 12 minutes au micro-ondes. Ouais, une vraie feignasse des fourneaux ne se refuse rien.
Et pendant ce temps...
Puis on fourre le tout dans le robot qui comme son nom l'indique, se fait un plaisir de bosser à la place de nos deux mains (occupées à tenir le Martini et le bout de fromage là). Là on glisse subrepticement 3 kiris (pour 4 courgettes, moi je dis bon ratio...) et on mixe en versant au besoin un peu d'eau pour passer du stade purée au stade soupe. Et ca mes chers, comme disent mes aieux, c'est le petit Jésus en culottes courtes...
La soupe trouve sa place dans un grand bol. Cout en temps de l'opération : 20 minutes, apéro compris.
Et mine de rien à 20h22, je suis sur les graviers et un gros bol de soupe m'attend.
12 janv. 08
Message à l'attention directe d'Ice Kapom et DomTom
Bon...ça pourra sembler un peu cruel de ma part...mais disons que c'est pas parce que vous n'êtes pas là qu'on doit arrêter l'entrainement quoi...
Et puis Foxy Lady a relancé le jeu la semaine dernière, même pas de ma faute.
Pis de toutes façons vous n'avez qu'à rentrer si vous en voulez !!
Miaaaaam...
14 nov. 07
Un bel exemple de TDS
Souvenez-vous, il y a quelques temps vous rigoliez bien du billet dans lequel Marie (coloc) et Marie (moi) nous proposions gentiment d'aider les filles à s'y retrouver dans la jungle difforme du marché de l'homme. On y remarquait qu'hélas, le segment dominant était celui du TDS (tous des salauds). A ce moment là j'avais insinué que quand des occasions se présenteraient, je vous donnerais quelques illustrations d'un genre ou de l'autre. Et bien aujourd'hui, asseyez-vous, je viens vous dresser le portrait robot de l'homme hybride entre Speedy TDS et TDS a priori oui mais finalement non. Il est grandiose...
C'est l'histoire d'un mec qui vient du froid, le Nord quoi. Un viking qui présente bien. Comme ses pairs il a l'attirail du nordique : grand, balaise, le regard bleu perçant, la peau claire. Comme ses pairs il a les manières dans lesquelles les petites latines (dont je suis) pataugent un peu sur les bords : un consensualisme excessif et l'art du chaud/froid.
Ah le chaud/froid. Alors le nordique déboule un jour dans le monde de la latine et il salive, du simple fait qu'elle est latine. Pour lui, elle est exotique...un peu comme la noix de coco que le Tarzan assoiffé cueillerait bien direct dans l'arbre avant de la croquer à pleines dents, voyez ?
Elle fait comme si de rien n'était jusqu'à ce qu'il sorte les grands moyens: madame latine est la femme parfaite. Elle est belle, intelligente, elle a un coeur en or, et gnagnagni et gnagnagna. Bon bah elle se dit allez, t'en fous demain il sera reparti. Sauf que le gonze s'est déjà transformé en TDS a priori oui mais non. L'objet exotique de sa convoitise n'ayant pas été livré avec mode d'emploi, ça se corse...
Le TDS a priori oui mais non entre alors en phase de maturation : il veut garder sa proie à portée de pieds donc il l'assomme de messages enamourés. C'est la vague de chaleur. Elle est née dans la chaleur, tout ce blabla ne la réchauffe pas plus que ça. Alors elle vit sa vie : connaissant de loin le phénomène nordique elle s'attend à une prochaine (imminente) glaciation. Qui ne se fait pas attendre : après les tu me fais kiffer, t'es irrésistible, deux jours de plus avec toi et je te demande en mariage, tu as été mise sur terre pour moi (si si, il a osé...), je ferai "TOUT" pour te retrouver (re-gnagnagni gnagnagna)...viennent les hé au fait j'avais oublié mais la distance en fait c'est trop dur hein, on reste bons amis ? De base, le speedy TDS est faible sur le long court : il s'avère que le modèle nordique étant a fortiori emprisonné dans ses glaces, son coeur et son cerveau sont un peu gelés...Reléguée au rang de simple copine, mademoiselle ferait mieux de ne pas broncher. Pouarf, c'est mal connaître une latine.
Elle dégaine donc ses armes subtiles de capture de proie (avouons, en général le nordique est plaisant à l'oeil) en soulignant avec ce charme discret typique des latins (prise de taureau par les cornes, coups de gueule, uppercuts là où ça fait mal...) que femme latine a beau n'être en rien une Xena la guerrière, brute de femelle scandinave dont le dit TDS est plus coutumier, elle n'en est pas moins une femme des années 80. Bon cette allusion il ne la comprend pas, tout le monde n'a pas eu la chance de grandir avec Michel Sardou à la radio et en 1ère de couv dans Paris Match...Elle lui traduit un peu le concept et alors ce TDS des glaces révèle un des aspects de sa condition : c'est un homme facile.
C'est alors qu'intervient la mutation en Speedy TDS. Et c'est reparti pour les déclarations fiévreuses, les messages à la chaîne, les chansons, les poèmes (y a-t-il des TDS qui paient des assistants pour gérer ce boulot ?). Le nordique se prend presque pour un Rital...jusqu'à ce que la cocotte minute explose. Il pète les plombs. Pour une fois elle ne renchérit pas, du coup il s'arrache carrément les plombs : il chope son costard de Conan le barbare et envoie chier la latine sans ménagement ni détour. En l'accusant de ses propres torts, la classe américaine...sous sa peau de bête, le TDS du jour semble cacher un Oedipe salement en vrac. Et ça, ça pue ! Alors la latine tourne les talons en pensant qu'elle se taperait bien une pizza dans le sud, parce que les gens sont quand même vachement plus rigolos et au moins ils savent exploser gueuler s'exprimer.
Ce n'est pas un beau roman, ce n'est pas une belle histoire, ce n'est même pas une romance d'aujourd'hui. Il vient du nord, elle est du sud, ils se sont croisés, ce n'étaient pas des enfants et après quelques temps déjà trop longs à faire des efforts, ma foi chacun restera chez soi...
Les krisprolls seraient-ils tous des boulets ? Faudrait tester un compatriote pour en avoir le coeur net... ;)
17 août 07
SAV parental : ceci est une réclamation
Et pourtant, c'était plutôt pas mal parti...
Quand il y a un peu plus de 30 ans, se produisit l'instant miraculeux par lequel je fus conçue, les lois de la génétique auraient du tourner en ma faveur. Deux parents bien portants, issus de familles bien portantes, avec patrimoine génétique disons, favorable.
Rien à signaler chez le dentiste ni l'ophtalmo, excellence musicale côté maternel, résistance physique pas possible côté paternel, niveau intellectuel satisfaisant, aucune maladie merdique si ce n'est le diabète paternel qui allait sauter une génération et me laisser ainsi tranquille.
Mais sans aléas il n'y a plus de règle naturelle, il a donc fallu que j'hérite d'une série de chutes de gènes défectueux et autres dysfonctionnements à la con.
- D'abord, qu'il me soit permis de me plaindre, dans ma famille ce sont tous des nordiques. Sur les photos de la clique, j'ai toujours été la seule à traîner mes couleurs de sudiste. Intense solitude...
- Ensuite, première blessure de guerre à 6 mois : fracture de la hanche, carrément. Premier plâtre, premier séjour à l'hôpital, début de l'allergie chronique à ces endroits qui puent la médecine.
- Puis très vite mes yeux ont commencé à déconner. Première paire de bésicles vers 5 ans, la faute à un point blanc (de je sais pas quoi) incrusté dans un oeil. Lunettes rééducatives qui n'ont rien rééduqué car elles m'empêchaient de jouer librement au basket donc je les oubliais toujours dans un coin.
- Après, ce fut mon sang : hopla paie ton anémie, début des cures de fer qui font mal et ne règlent rien car dès qu'on arrête les taux rechutent. Ça fait plus de 20 ans qu'on me demande si je suis vraiment sûre que ce n'est pas l'anémie héréditaire des familles du bassin méditerranéen. La prochaine fois faudra que je dégaine une photo de famille pour qu'ils voient ce qu'on a de méditerranéen tiens...
- Vinrent ensuite les foulures, entorses et compagnie en entraînement de ski (ne jamais laisser un homme affilié même indirectement à l'ESF entraîner ses propres enfants, c'est le carnage assuré). Jusqu'au jour où à force de tournés boulés dans un champ de bosses suivi d'un mur de neige, je vins me planter dans une butte de poudreuse avec une jambe retournée à 180°C : crac je crois que c'est mon tendon que j'entends là...Tendinite permanente, inopérable avant mes vieux jours. Merci papa vraiment, merci...
- Plus tard, faisant semblant d'étudier sur les bancs de la fac, je constatais que je n'y voyais vraiment plus rien, ni de près, ni de loin. Merde alors. L'ophtalmo me conta que les étudiants de certaines filières, dont je faisais partie, lisaient beaucoup trop (oui c'est vrai les études c'est mauvais pour la santé), ce qui déclenchait des myopies à progression très rapide. Retour à la vie avec extensions artificielles d'yeux, à changer tous les ans car même les études passées, c'est marrant cette myopie continue à progresser. Et donc n'est pas opérable. Ouaaaaaiiis ravie, ravie je suis.
- Sans oublier la constante, ma préférée : les allergies. Aux pollens et à la poussière (+ ses habitants, les acariens). Ah et pas des allergies de tapette attention. Montées instantanées d'histamine en présence de poussière. Déjà que je ne prends plus le traitement au fer, je vais pas en plus me gaver d'antihistaminiques à longueur d'année oh !
Tout ça faisant que 30 ans après ma naissance, je me demande si le SAV parental fonctionnerait encore. Afin de déposer une plainte officielle pour arnaque sur transmission de patrimoine génétique et autres loupés originels. En droit, il y a un truc appelé la responsabilité civile. Inexistante en la matière, évidemment. Mais si j'étais née aux USA en 2050, mes parents auraient eu la possibilité de contrôler mon patrimoine génétique avant de me laisser venir au monde. Et auraient pu me laisser où j'étais le cas échéant. Ce qui fait qu'aujourd'hui, j'aurais techniquement la possibilité de me retourner contre eux pour les préjudices (n'ayons pas peur des mots) endurés (toujours pas peur des mots).
Je ne suis donc pas née à la bonne époque pour faire un coup pareil, mais rien que d'y penser me donne froid dans le dos. En attendant, pour ne pas perdre les bonnes habitudes familiales et mon anniversaire approchant, je compte m'atteler sérieusement à montage de traquenard spéciale dédicace parentale pour exprimer fièrement mes doléances et voir comment ils pourraient se rattraper (dans la connerie, tous les coups sont permis...)
06 août 07
Bande de petits joueurs
Ci-dessous une formule fiable et réputée de WE réussi.
Prenez une maison à la campagne. En Bourgogne, au hasard. Et par un chaud WE d'août de préférence.
Prenez ensuite des gens. Des trentenaires un peu speed, quelles qu'en soient les raisons, un peu en mal de sommeil et de vacances. Un peu pas forcément la meilleure hygiène de vie qui soit ces gens (surtout moi).
Prenez enfin tout un pacasse de jeux en tous genres - dispersez-les dans la maison, jardin compris.
Enfermez ces gens dans la maison de campagne le temps d'un WE, secouez bien, et observez.
Vendredi après-midi : ça commence par une grosse manoeuvre de narguage à l'attention de la seule dinde qui bosse encore en pareille saison (moi, on aura compris). Réception d'appel en plein boulot pour me voire dire que je suis priée de bouger ma viande direction la grosse maison de pierres car le tournoi de Wii Sports a déjà commencé. Que si éventuellement je peux m'échauffer le poignet sur mon levier de vitesse pendant le trajet, ce serait pas plus mal car je vais me prendre une énorme taulée en arrivant. Rhoooo les gens, c'est pas sport.
Fallait pas me chatouiller : j'ai tout lâché quasi sur le champ pour partir jouer. Oh pis merde, assez bossé pour cette semaine.
Vendredi soir :
Les gens en question se retrouvent tout guillerets, taillent un bout de gras, se servent quelques petites blagues spéciale dédicace, commencent pour certains à se taquiner en attaquant direct à la boxe sur Wii Sports (pourquoi ai-je l'impression que tu t'appliques à me castagner la gueule dans les règles de l'art ??), n'oublient pas de copieusement se remplir la panse (c'est le jeu parallèle : qui tiendra le plus longtemps au marathon alimentaire du WE...) et tels des ados attardés (c'est pas parce que vous vous mariez et faites des bébés que vous n'êtes pas au moins aussi neuneus que moi, non mais qu'est-ce que quoi !!)...donc tels des ados attardés, attendent que la bienveillante maman ait quitté les lieux pour aller se lamentabliser sur la Wii.
Vendredi soir, un peu plus tard :
C'est pas que j'y mette de la mauvaise volonté mais ces Wii c'est vraiment la merde pour les ambidextres. Déjà en vrai j'ai tendance à faire passer ma raquette d'une main à l'autre (quoi pourquoi on me siffle là qu'est-ce que j'ai encore fait ?) tant en tennis qu'en ping pong. Alors avec la Wiimote...autant dire que le tennis en double vire rapidement au grand n'importe quoi pour quiconque a la malchance d'hériter de moi dans son équipe. Ce coup là c'était pas un soir à jouer du bras droit, mais qui sait une autre fois...?? (non je ne suis pas un boulet c'est pas vrai !).
Marre de Wii Sport, passons à plus grave encore : Super Monkey Ball, Banana Blitz. Rrrrrrroyayaille...
Ou comment après un pénible échauffement tennistique, frôler la déchirure musculaire sur tout l'intérieur du bras, de l'épaule au coude...tout ça pour avoir voulu lancer le marteau (et non la Wiimote même si c'est tentant) plus loin que les autres. Ou plus loin que soi-même ce serait déjà pas mal.
Morts de rire et mal aux abdos de se marrer comme des baleines, on décide de cesser les hostilités pour l'heure et d'aller pioncer, du sommeil des justes.
Samedi matin :
Il n'était pas décemment concevable de rester sur un échec. Je ne voudrais pas préjuger de mes aptitudes, mais merde je peux pas avoir fait tous ces sports (d'équilibre, de coordination, d'agilité et de précision) et être aussi NULLE à la Wii JE LE CROIS PAS. Un peu de méthode jeune fille, vérifie d'abord ton appareillage. Après un maousse petit déj (équivalent à ma ration journalière en temps normal), cession entraînement. Qui veut voyager loin ménage sa Wiimote, je change de bras. Oh bah tiens c'est dingue, d'un coup CARREMENT je renvoie les balles et même pas hors lignes. Fantastique, je ne suis donc pas encore atteinte d'une grave maladie neurologique. Double vérification avec le golf : c'est donc ça - la Wii fait de la ségrégation anti ambidextres. Pffff....
Je me console comme je peux en participant au défi mayonnaise : concours de la mayo montée à la main (déjà endolorie, merci de suivre) qui sera tellement ferme qu'on pourra carrément retourner le bol sans que ça bouge. Well, la cuillère tenait dedans, l'honneur était sauf. Et au grand schelem alimentaire j'avais encore mes chances, suffisait de forcer un peu sur le poulet pour rester dans la course.
Samedi après-midi :
Je reconnais bien là le fairplay d'Olivier. Viens Marie on va s'entraîner (viens je vais te latter tu vas comprendre ton malheur), tu ne pourras que t'améliorer (forcément partant d'aussi bas...). Certes, il y a progression...mais ça se fait dans le sang et la sueur ! Et ça se solde par une bonne sieste des familles.
Samedi soir :
Bon c'est pas tout ça messieurs mais il suffit, de faire les malins sur consoles en tous genres. On va passer à un autre type de jeux. Non, pas les petits chevaux ni les dames. Pas encore. Juste le Kikimime. Ah...que c'est bon de donner de sa personne pour faire deviner des trucs qu'on sait même pas ce que c'est ! Que c'est drôle de voir ses potes à la limite de l'auto-pipi tellement ils se gondolent quand c'est leur tour de mimer. D'où l'intérêt de jouer le premier du reste : on passe toujours pour une truffe mais c'est rien comparé à ce qui peut suivre ! ;-) Et que c'est fou de trouver la réponse quand le mime est à des années lumière de ce qu'on est censé trouver (sur Ivanhoé, Olive, tu me la referas !! - Géraldine sur Qui a peur du loup, anthologique. Tu viens de détrôner Clôclô qui tenait la palme avec le poussé de l'oeuf par le bout du nez !)
Re-morts de rire et de fatigue, n'oublions pas que le vendrelundi c'est fait pour se requinquer : au dodo ! Et accessoirement, la soupe au pistou c'est quand même le repas de la muerte qui vous envoie directement sur l'oreiller (surtout quand on force sur la pommade, oui je sais ok ok ok...je le refera plus)
Dimanche (matin, midi, après-midi) :
Grosse baisse de tension sur le dimanche. Pic d'activité durant parties de ping pong âprement discutées (mais où ai-je donc rangé mon agilité au fait ??), avant de revenir à notre endroit favori : devant une assiette. Après-midi à buller, tchatcher, mots-croiseter (j'y crois pas moi je fais des mots croisés, ouh lala...), aller dans le village glaner quelques belles images pour ma collec "Douce France" et vla que l'heure tourne. Sur l'autoroute du retour, ne pas se croire dans un jeu vidéo et s'imaginer qu'on a, quelque part vers son feu avant droit, une mitraillette à gendarmes ou un écran anti-radars. Rouler, rentrer, retrouver ses pénates, et de nouveau dormir.
Lundi matin, fin du vendrelundi comme on les aime.
En bon lundi matin qui se respecte, celui là commence par une panne d'oreiller et se poursuit toute la matinée par une indicible difficulté à me mettre au boulot. Bureau désert, nous ne sommes que deux pauvres pékins céans, autant dire que je ne vais pas tarder à m'emmerder et qu'à ce train là, je risque bien de me connecter sur n'importe quelle plate-forme pour jouer avec Pablo de Santiago, John de Houston, Lin de Beijing ou Rodney de Sidney.
Même pour jouer à Tetris, m'en fous je suis prête à tout...
08 juin 07
Les sites de voyance : attrape-couillonnes de 1ère catégorie
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer, tel quel brut de fonderie, le mail reçu par une de mes amies suite à consultation d'un site de voyance, lors d'une nuit d'insomnie. Je me contente de rebaptiser ma cops sous le Cher Lucinda, Pourquoi ? Lucinda, concernant votre question, j’ai ressentis deux éléments majeurs d’une grande importance. Sachez que tous mes ressentis (flashs et vibrations) ainsi que l’analyse de vos chiffres de naissance vont dans le même sens : votre destin sentimental va se jouer sur les prochaines semaines ! Mes tarifs habituels sont de 15 euros pour les 10 premières minutes et de 3,5 euros la minute supplémentaire (le paiement est totalement sécurisé). Compte-tenue de votre situation Lucinda (souviens-toi Lucinda, à quel point ta vie est misérable...bouh...), et de l'intérêt que j'y porte, je vous appliquerai un tarif de seulement 1 euro pour les 10 premières minutes de notre voyance ! (là ça y est je suis en plein fou rire) Je conserve votre dossier et je vous donne mon numéro direct, |























