MAGMA MENTAL

Des idées, des mots, des images. Un magma mental...

12 juin 08

Histoires de garage...suite

Autant la plupart de mes proches pourraient témoigner que je suis plutôt non-violente, autant ça, TYPIQUEMENT, c'est le genre de truc qui me transforme en pitbull.

La journée avait pourtant été fort sympathique. Une bonne journée de pré-chomiste. Après un super dîner de retrouvailles avec ma grande copine Pauline, expatriée en Chine depuis quelques années, suivi d'un bon dodo de nouveau-né, je suis allée voir l'expo "Our Body" à la Sucrière. Avec Timimix comme guide pour explications (en retenant environ -12% des termes qui sortaient de sa bouche...le langage médical est pour moi un épais brouillard).

Après ça, deuxième bonus : j'ai enfin récupéré le dernier des derniers papiers nécessaires à la constitution de mon dossier pour le Québec. Pinaize, il m'aura fallu quand même pas loin de 6 semaines à cavaler partout, harceler des gens au téléphone, proférer des menaces, brandir l'étendard de la loi pour justifier mes droits à obtenir tel ou tel papelard, et puis il aura fallu balourder un peu aussi....pour réunir la liasse épaisse de 4cm à faire partir dès demain, par recommandé je vous prie, à Mr Mme l'agent d'inspection des papelards, rue de la Boétie à Paname les bains fleuris.

P1050771

Toujours drôle de retourner dans ses anciens bureaux, tomber sur des collègues pas revus depuis des années qui vous disent que vous n'avez "tellement pas changé" (rhooo allez cherche bien tu vas finir par me trouver un début de ride quand même ??), de tomber comme par hasard sur ceux que vous étiez content d'avoir laissés là où ils sont (et d'où pour le compte, ils n'ont vraiment pas du tout bougé), et de croiser comme si de rien n'était ceux que vous voyez encore souvent en faisant comme s'il y avait des lustres et comme si dans la vraie vie ils n'étaient pas (non vraiment pas) vos compagnons de beuverie...heum...

Mais je m'égare : au départ je voulais parler des aventures du garage. Car en rentrant de cette très bonne journée bien ensoleillée pour une fois, forcément j'arrivais...chez moi. Comme toujours, clignotant à droite, entrée dans le garage pour lequel je me fends de 60€ mensuels (certes dans mon quartier le prix moyen serait plutôt de 300€ donc ne pas se plaindre). Je descends au 1er sous-sol, comme toujours je tourne à gauche, je longe une allée, au bout de l'allée je tourne à droite et m'apprête à faire la petite marche arrière contre-braquée suivie d'une marche avant en biais pour rentrer dans mon garage. Aujourd'hui bizarrement, la porte que je laisse toujours ouverte en mon absence était fermée...je croyais à une petite blague à deux balles de l'ado dégénéré qui vit au dessus de chez moi mais en ouvrant la porte, bingo : UNE SALOPERIE DE FIAT DE MERDE A MA PLACE BORDEL !!! Immatriculée 34 : un doryphore en plus !!!

Saperlipopette, voila de quoi me faire péter les plombs rapido. Je pose un message assassin sous l'essuie-glace arrière (que je me suis fortement retenue de ne pas réduire en 12 morceaux), je prends soin de me garer de façon à empêcher l'ENFOIRE qui s'est mis là d'en ressortir, ajoute un mot sur mon pare-brise précisant que c'est la faute du connard de 34 qui s'est invité dans mon box si je bloque "un tout petit peu" le passage. Quoi je vais pas me taper 1/2h à quadriller le quartier pour me garer dans un mouchoir de poche aussi ? Oh...

Puis je pose un autre message assassin sur le miroir de l'ascenseur. "A l'attention du propriétaire du véhicule immatriculé 1834...34 qui a pris la délicate et arbitraire décision de se garer dans mon box : vous êtes prié de vous présenter à ma porte dès lecture de ce message afin de déplacer immédiatement votre char. Vous squattez un garage à mes frais et je vous attends afin d'entendre comment vous saurez expliquer votre geste". Non mais quoi ?

Je tente une exploration de mes voisins pour voir quel demeuré aurait laissé un cousin du 34 se poser sur mes terres, et découvre au passage des voisins méconnus. Ma voisine du dessus, toujours super sympa et pleine de bon conseil, me recommande d'aller en parler à l'accueil de l'hôtel adjacent à notre immeuble, avec lequel nous partageons le sous-sol. Je dépose un message là-bas, qui se retrouve rapidement placardé dans leur ascenseur. A peine 1/4h plus tard, juste le temps d'avoir contacté la fourrière, le réceptionniste m'appelle pour me dire que deux de ses clientes m'attendent devant leur voiture pour la déplacer.

Et je vous le donne en mille : deux cagoles finies. Deux archétypes de débilité à cerveau de la taille d'une olive flambée au pastis. "Ouhlala hiiin puréééééée c'est vacheument étroit ici hé, on a eu vacheument de mal à se garer hé" (oui, dans mon garage en effet, avec une caisse plus petite que la mienne, espèce de manche à balais). "ouh pis pardon héééé on a pas vu les panneaux hé c'est difficile hé de se diriger ici hé". Quoi, t'as pas vu les énormes panneaux et le fléchage au sol non plus ? Mais au fait, sais-tu lire ?? "ouh mééé faut pas vous énervéééér uuuuuun madameuh hé". Pas la peine de détailler la conversation avec ces deux perruches péroxydées, mais si j'étais une mamie aigrie de la vie, je dirais que quand même, dans le sud ils sont tous monosynaptiques MA PAROLE !

Alors après ça, je me suis dit qu'un pastaga ferait bien l'affaire...héhé... ;)

Posté par marieguette à 20:09 - Petites histoires - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 08

My lazy unemployed days

Il y a parfois quelques avantages à être dans les petits souliers de son employeur. Comme celui d'avoir des infos en louzedé ou de bénéficer d'un peu de ménagement face à la tempête.

Certes, les évènements passés ont prouvé que mon boss savait jouer sur plusieurs tableaux en même temps et excellait dans l'art de distiller les infos quand bon lui semble, à qui bon lui semble, sous la forme que bon lui semble.
Et pourtant, au détour d'une conversation (où dans le fond j'appelais pour prévenir que je vais prendre les congés restants de l'an dernier sous un délai imminent), il m'a donné l'info que j'attendais, celle qui libère : la date de fin de fonctions.

L'acharnement n'y aura rien fait. Cette boite était impossible à redresser, pas organisée comme elle l'était, pas affaiblie par le poids des rancoeurs, des incompétences et des fainéantises additionnées à l'échelle de son staff. Pas dans un marché aussi dur et avec si peu d'investissements. Bref, c'était une cause perdue et ce sera une cause probablement facile à entériner lors de la prochaine audience, le 27 juin prochain. Un nouveau dépôt de bilan qui cette fois n'aura pas de suite.

A cette date ou dans les jours qui suivront, je recevrai un avis de licenciement en bonne et due forme ainsi que le bas de laine qui va avec. Histoire de passer un été plutôt calme, à préparer la suite.
Là tout de suite, je me dis encore heureux que j'aie demandé les attestations de travail avant, afin que ceci n'apparaisse pas dans mon dossier pour le Québec. Même si je les attends encore au courrier...
Et puis ensuite, je me dis ENFIN !

Ca fait du bien de se dire que cette histoire laborieuse va finalement se conclure. Et que je serai libérée en partant les mains propres, avec le soutien de mon patron qui espère encore pouvoir me faire revenir dès qu'il se sera relevé de terre. Je le lui souhaite, pour de vrai, même si je n'y crois que moyennement.

Et puis ensuite, viendra la suite. Ca sent les revirements, encore...

Posté par marieguette à 15:26 - Live from work - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1